Hotteok, le pancake sucré qui réchauffe l’hiver coréen

Hotteok, le pancake coréen à savourer au Comptoir Coréen
23 décembre 2025
Cuisine coréenne

Il fait froid, vos mains sont engourdies, et au détour d’une rue animée de Séoul, une odeur de sucre brun et de cannelle vient soudain réchauffer l’air. Devant vous, un vendeur aplatit une petite boule de pâte dorée sur une plaque brûlante, un filet de sirop s’échappe, la vapeur monte : vous venez de croiser le chemin du hotteok 호떡, le pancake sucré emblématique de l’hiver coréen.

Plus qu’une simple gourmandise, le hotteok est une véritable madeleine de Proust pour de nombreux Coréens. Street food par excellence, il se déguste brûlant, souvent dans un gobelet en papier, que l’on serre entre ses doigts pour se réchauffer en marchant. Sa promesse est simple et irrésistible : un disque croustillant à l’extérieur, un cœur coulant de sucre brun parfumé à la cannelle, parfois enrichi de noix ou de graines. Un équilibre parfait entre croquant, moelleux et fondant, qui le rend immédiatement accessible aux palais français comme aux habitués de la cuisine coréenne.

Au Comptoir Coréen, ce classique de la street food a trouvé sa place en dessert, comme un pont naturel entre les grands plats d’hiver mijotés, du kimchi jjigae aux autres ragoûts traditionnels, et une touche sucrée conviviale pour terminer le repas. L’objectif de cet article n’est pas de vous donner une recette à reproduire chez vous, mais de vous faire entrer dans les coulisses du hotteok : comprendre d’où il vient, comment il est préparé, quels ingrédients le composent, quelles sont ses principales variantes et pourquoi il est devenu l’un des symboles les plus réconfortants de l’hiver coréen.

Que vous soyez déjà amateur de street food coréenne ou simplement curieux de découvrir ce pancake pas comme les autres, suivez le guide : du vieux Séoul aux tables parisiennes de Comptoir Coréen, le hotteok a beaucoup d’histoires à raconter.

Quels sont les ingrédients du hotteok ? (décryptage gourmand)

Les bases de la pâte

Si le hotteok séduit autant, c’est aussi parce que sa composition reste étonnamment simple. Sa pâte repose sur quelques ingrédients de base, mais travaillés de manière à offrir une texture unique, entre beignet et petit pain.

On y retrouve généralement :

  • Farine de blé : elle constitue la structure principale du pancake et lui donne son côté réconfortant et nourrissant.
  • Farine de riz gluant (optionnelle) : souvent ajoutée en petite quantité pour apporter ce léger effet « chewy », très apprécié dans la cuisine coréenne.
  • Levure boulangère : elle permet à la pâte de lever, de se remplir de petites bulles d’air et de devenir moelleuse.
  • Eau ou lait tiède : le liquide qui active la levure et hydrate la pâte.
  • Sucre et sel : pour équilibrer la saveur dès la pâte, sans la rendre trop sucrée.

Le résultat, après repos et levée, est une pâte souple et légèrement élastique, facile à manipuler en petites boules et assez robuste pour enfermer un cœur de sirop sans se déchirer.

La farce sucrée iconique

Le vrai secret du hotteok, celui qui fait qu’on s’en souvient longtemps, se cache dans sa farce. Là encore, peu d’ingrédients, mais choisis pour leur intensité aromatique et leur complémentarité :

  • Sucre brun (cassonade, vergeoise) : c’est lui qui fond pendant la cuisson et se transforme en sirop ambré, avec des notes de caramel.
  • Cannelle en poudre : l’aromatique clé, qui embaume les ruelles d’hiver et donne au hotteok sa signature olfactive immédiatement reconnaissable.
  • Noix, cacahuètes ou mélange de graines concassées : pour le croquant et la richesse, qui contrastent avec le moelleux de la pâte et le côté coulant du sirop.
  • Parfois un peu de miel ou de sucre supplémentaire pour accentuer le côté gourmand.

Pour un public français, on pourrait décrire le hotteok comme la rencontre entre un pancake, un beignet et un cinnamon roll : format de street food, pâte levée moelleuse, cœur sucre brun–cannelle. Ce profil aromatique très familier explique en grande partie pourquoi ce dessert coréen s’exporte si bien en dehors d’Asie, et pourquoi il s’impose naturellement comme porte d’entrée vers la street food coréenne, même pour les plus prudents.

Quelles sont les variantes de hotteok ? (classiques et modernes)

Le hotteok traditionnel

La version la plus connue reste le hotteok « classique », celui que l’on croise sur la plupart des marchés et dans les rues des quartiers populaires de Séoul ou de Busan. Sa structure ne change pas :

  • Une pâte levée, chaude et moelleuse.
  • Une farce composée de sucre brun, cannelle, noix ou cacahuètes.
  • Une cuisson à la plaque, dans un peu d’huile, jusqu’à ce que le pancake soit bien doré, presque caramélisé par endroits.

C’est cette version que beaucoup de Coréens associent à leur enfance : celle qu’on achetait sur le chemin de l’école, ou après une sortie au marché avec les parents.

Le Ssiat Hotteok de Busan

À Busan, grande ville portuaire du sud de la Corée, une variante locale s’est imposée comme une véritable attraction gourmande : le Ssiat Hotteok 씨앗호떡. Le principe est le même, mais la farce est enrichie d’un généreux mélange de graines (tournesol, courge, sésame) et parfois de fruits secs, qui viennent se mêler au sirop de sucre brun.

Résultat : un hotteok plus texturé, avec un croquant marqué et un goût de fruits secs très prononcé. De nombreux guides et blogs de voyage consacrent d’ailleurs des lignes entières à cette spécialité de Busan, souvent présentée comme un « incontournable absolu » lors d’une première visite de la ville.

Variantes créatives d’aujourd’hui

Comme beaucoup de plats emblématiques, le hotteok a inspiré une multitude de réinterprétations contemporaines. On trouve aujourd’hui :

  • Des versions salées : farcies au kimchi, aux légumes sautés ou au fromage, qui transforment le hotteok en snack complet.
  • Des créations « fusion » : hotteok au chocolat, à la pâte à tartiner, au thé vert, ou encore des versions virales pomme de terre–fromage particulièrement populaires sur les réseaux sociaux coréens.
  • Des adaptations régionales ou de boutique, jouant sur les types de noix, de graines ou d’épices utilisées.

Cette capacité à se renouveler, tout en restant immédiatement identifiable, fait du hotteok un support de créativité infini pour les cuisiniers et les street food chefs.

Si ce monde de snacks sucrés et salés vous intrigue, le hotteok s’inscrit pleinement dans l’univers foisonnant de la street food coréenne moderne, aux côtés du tteokbokki, des ramyeon et d’autres spécialités que Comptoir Coréen fait vivre à Paris.

Pourquoi le hotteok est-il si populaire ?

Le snack d’hiver parfait

Dès que l’automne s’installe en Corée, le hotteok fait son retour sur les marchés, les trottoirs commerçants et autour des stations de métro. C’est le snack d’hiver par excellence : on le commande brûlant, on le reçoit dans un petit gobelet ou une coupelle en papier, et on le mange en marchant, les mains réchauffées par la chaleur qui traverse le carton.

Dans des quartiers comme Myeongdong à Séoul ou Nampo-dong à Busan, les stands de hotteok forment souvent de petites files d’attente, surtout en soirée. Le format est idéal : suffisamment nourrissant pour caler une petite faim, mais assez léger pour rester un plaisir « coup de cœur » entre deux boutiques, une séance de cinéma ou une balade le long des étals de street food. La combinaison sucre brun–cannelle, le parfum de pâte dorée dans l’huile et le cœur de sirop brûlant font du hotteok une véritable “comfort food” que l’on associe spontanément au froid, à la nuit qui tombe plus tôt, aux sorties hivernales.

Un goût familier, même pour les non-initiés

Autre raison clé de son succès : le hotteok parle à tout le monde. Là où certains plats coréens peuvent surprendre par leur piquant ou leurs saveurs fermentées, lui se situe sur un terrain extrêmement familier pour un palais européen : une pâte levée moelleuse, du sucre, de la cannelle, des noix. On pourrait presque le décrire comme un croisement entre une crêpe fourrée, un beignet et un cinnamon roll.

C’est ce qui en fait une porte d’entrée idéale vers la cuisine coréenne : même sans connaître le kimchi ou le gochujang, on peut tomber immédiatement amoureux d’un hotteok. Pour les Coréens, il véhicule une forte charge affective ; beaucoup le considèrent comme le goût de leurs hivers d’enfance. Pour les visiteurs, il devient souvent un « premier coup de foudre » culinaire, qui donne envie d’explorer ensuite d’autres spécialités plus typées. Après un hotteok, il est beaucoup plus facile d’aller découvrir d’autres plats coréens incontournables, des grands classiques du barbecue aux ragoûts mijotés.

Comment déguster le hotteok chez Comptoir Coréen ?

Une interprétation maison, pensée comme dessert

Chez Comptoir Coréen, le hotteok a quitté les ruelles de Séoul pour trouver sa place en dessert de restaurant, sans perdre son âme de street food. À la carte, il se présente sous la forme d’une « galette de blé, pâte de haricot rouge, boule de glace thé vert, gingembre ou sésame noir ». On retrouve la dimension chaleureuse et régressive du hotteok, mais réinterprétée dans une assiette qui dialogue avec le reste du repas.

La pâte de haricot (pat) fait écho aux desserts coréens traditionnels, où cette garniture douce et légèrement terreuse tient un rôle central. Associée à une glace de thé vert ou sésame no, elle crée un jeu de contrastes qui prolonge l’expérience du hotteok :

  • Chaud / froid : la galette chaude et la glace qui commence à fondre.
  • Croustillant / fondant : l’extérieur doré de la galette et le cœur plus moelleux.
  • Sucré / délicatement végétal : le sucré franc de la glace et la douceur plus subtile du haricot rouge.

On reste dans l’esprit du pancake de rue, mais adapté au cadre d’un repas complet, à savourer assis, en fin de dîner.

L’alliance idéale avec les plats d’hiver de la carte

Le hotteok trouve tout naturellement sa place après les grands classiques réconfortants que propose Comptoir Coréen. En hiver, un repas peut facilement s’articuler autour d’un jjigae fumant – kimchi jjigae, doenjang jjigae ou sundubu jjigae – accompagné de riz et de quelques banchan, puis se conclure par un hotteok pour rester dans le registre de la chaleur et du réconfort.

Pour les amateurs de street food, une autre approche consiste à composer un dîner façon « rue de Séoul » : commencer par des mandu, partager un tteokbokki bien relevé ou un bol de ramyeon, et finir sur un hotteok en clin d’œil aux stands que l’on retrouverait à Myeongdong ou à Busan. Dans les trois adresses parisiennes – Comptoir Coréen Cité, Soju Bar à Odéon et Comptoir Coréen Gobelins – ce dessert devient ainsi le fil rouge sucré qui relie les grandes spécialités hivernales de la maison à l’univers gourmand de la street food coréenne.

Nos adresses pour une parenthèse d’hiver coréen à Paris

Pour vivre pleinement l’expérience du hotteok, et plus largement celle d’un hiver à la coréenne, Comptoir Coréen vous accueille dans trois lieux parisiens complémentaires, où les plats mijotés, la street food et les desserts traditionnels se répondent.

Adresse Ambiance Pour quel moment ?
Comptoir Coréen – Cité Cadre verdoyant au cœur de la Maison de la Corée (CIUP), atmosphère chaleureuse et intimiste. Découverte des grands classiques et des desserts traditionnels comme le hotteok.
Comptoir Coréen – Soju Bar (Odéon) Lieu festif et urbain, dédié à la street food et aux alcools coréens, idéal pour les soirées entre amis. Partager tteokbokki, ramyeon, mandu… et terminer sur un hotteok en clin d’œil aux stands de Séoul.
Comptoir Coréen – Gobelins Bistrot coréen moderne, à mi-chemin entre tradition et créativité. Déjeuner ou dîner convivial, autour de plats mijotés et d’un dessert réconfortant pour conclure le repas.

Quel que soit le lieu, le hotteok s’intègre comme une promesse commune : celle de retrouver, au cœur de Paris, ce goût de sucre brun, de cannelle et de pâte dorée qui réchauffe les rues coréennes en hiver.

Réserver votre moment hotteok

Envie de découvrir le hotteok pour la première fois, ou de retrouver un souvenir de voyage en Corée ? Il ne vous reste plus qu’à choisir votre ambiance – maison traditionnelle, bar à soju ou bistrot moderne , et à réserver votre table sur le site de Comptoir Coréen. Entre plats mijotés, street food et desserts, tout est réuni pour vivre une véritable parenthèse d’hiver coréen sans quitter Paris.

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