Banchan coréen : l’art des petits plats partagés, de la tradition à la découverte

Banchan coréen : ces petits plats partagés traditionnels
27 novembre 2025
Cuisine coréenne

Au cœur de la cuisine coréenne, les banchan coréens incarnent l’esprit de convivialité et de générosité qui fait la renommée des repas traditionnels en Corée. Bien plus que de simples plats d’accompagnement coréens, les banchan – aussi appelés petits plats partagés – transforment chaque table en véritable mosaïque de saveurs, de textures et de couleurs.

Servis à chaque repas, que ce soit dans un restaurant typique, lors d’un grand banquet ou dans l’intimité d’un foyer, les banchan révèlent la richesse insoupçonnée de la gastronomie coréenne. Du légendaire kimchi fermenté aux légumes sautés façon namul, en passant par les galettes jeon ou les plats mijotés jorim, chaque bouchée raconte une histoire de tradition, d’hospitalité et de partage.

Mais quels sont réellement les banchans ? Pourquoi occupent-ils une place centrale dans le repas coréen ? Et comment les déguste-t-on aujourd’hui, chez Comptoir Coréen comme à Séoul ? Voici le guide de référence pour comprendre, découvrir et apprécier les banchan coréens, ces indispensables petits plats qui font toute la différence.

Qu’est-ce qu’un banchan coréen ?

Le banchan coréen désigne un assortiment de petits plats d’accompagnement servis au centre de la table lors de chaque repas coréen, que ce soit dans les foyers ou au restaurant. Contrairement aux cuisines occidentales, où entrées et accompagnements sont souvent secondaires, ces petits plats partagés occupent une place centrale dans la cuisine coréenne. Ils varient en nombre et en composition selon les repas, de trois ou quatre pour un déjeuner simple à une dizaine, voire plus, pour les grandes occasions ou la cuisine royale coréenne.

Les banchan ne sont pas de simples garnitures : ils jouent un rôle fondamental d’équilibre, apportant fraîcheur, piquant, douceur, croquant et réconfort autour du riz et du plat principal. Leur diversité exprime la richesse des saveurs coréennes et symbolise l’hospitalité, le partage et l’art de vivre local.

Une histoire pluriséculaire, entre tradition bouddhiste et créativité moderne

Les banchans trouvent leur origine dans les premières formes de conservation alimentaire et l’économie domestique de la péninsule. Leur essor est indissociable de la tradition bouddhiste – prônant les repas à base de légumes –, puis de la cuisine royale coréenne, où raffinement, variété et présentation harmonieuse étaient érigés en art.

Au fil des siècles, les techniques de fermentation des légumes, de mijotage et de pickles se sont perfectionnées, permettant d’assurer des stocks alimentaires équilibrés à chaque saison. Aujourd’hui, la tradition du kimjang (préparation collective du kimchi en automne) témoigne de cet héritage vivant : préparer, conserver, puis partager, tout au long de l’année.

Les principaux types de banchan coréens

L’un des plaisirs du repas coréen est la découverte des innombrables variétés de banchan, reflets du terroir, des saisons et de la créativité des cuisiniers. Voici les familles les plus emblématiques à retrouver sur toutes les bonnes tables – et bien sûr chez Comptoir Coréen.

  • Kimchi (plat fermenté) : Indétrônable, ce légume fermenté (chou chinois, radis blanc…) assaisonné piment et ail, existe en centaines de versions régionales. Il apporte fraîcheur, complexité et une touche piquante.
  • Namul : Légumes variés sautés, blanchis ou assaisonnés – épinards, pousses de soja, courgette, fougère… Une invitation à savourer la nature selon les saisons.
  • Jorim : Plats mijotés dans une sauce soja légèrement sucrée – tofu, œufs, pomme de terre, poisson, viande. Ils sont fondants et riches en goût.
  • Jeon (pancakes coréens) : Galettes salées à base de légumes (courgette, ciboule, kimchi), fruits de mer ou viande, panées à la coréenne et poêlées. Le Kimchi Jeon est particulièrement apprécié pour son croquant et son parfum unique.
  • Bokkeum : Ingrédients sautés, souvent légèrement caramélisés, comme les anchois sautés (myeolchi bokkeum), produits de la mer ou gâteaux de poisson.
  • Pickles et jangajji : Légumes saumurés ou marinés dans le vinaigre ou la sauce soja – radis, oignon, ail sauvage – pour apporter du croquant et de l’acidité.

Chaque repas, chaque saison ou région apporte sa touche de nouveauté : au Comptoir Coréen, nous mettons à l’honneur le kimchi fait maison, les japchae (vermicelles de patate douce sautés) et les galettes au kimchi ou aux courgettes.

Comment sert-on et déguste-t-on les banchan ?

Au restaurant comme à la maison, les banchans coréens sont disposés au centre de la table, à partager entre tous, dans un esprit de convivialité immédiat. Chacun pioche à volonté, accompagne son riz d’une bouchée variée, et compose son assiette selon son envie, pour une expérience de découverte et d’équilibre des saveurs à chaque bouchée.

Les codes du repas coréen valorisent le respect, le collectif : le plus âgé commence, et l’on évite de monopoliser un plat. Les banchan changent selon l’humeur du chef, l’inspiration saisonnière ou la région, rendant chaque repas unique et vivant.

Un symbole fort de l’hospitalité et de l’art de vivre coréen

Les petits plats d’accompagnement ne sont pas qu’une affaire de goût : en Corée, ils incarnent la tradition du partage, la générosité familiale, l’hospitalité, et le lien intergénérationnel. Le kimchi, préparé lors du kimjang, fait autant partie du patrimoine que la cuisine des temples bouddhistes ou les grandes tablées royales.

Réunir plusieurs banchan autour du plat principal, c’est inviter à la conversation, à l’échange et à la découverte de saveurs chaque jour renouvelées – une histoire qui s’écrit à chaque repas coréen, festif ou quotidien.

Banchan coréen : peut-on les préparer chez soi ?

L’une des forces du banchan coréen, c’est sa simplicité : nul besoin d’être chef étoilé pour faire honneur à cet art du petit plat partagé. La clé ? Miser sur la fraîcheur, respecter la saisonnalité, oser marier les saveurs et jouer sur les textures.

Quelques inspirations pour se lancer chez soi :

  • Sigeumchi namul : Blanchir des épinards, rincer à l’eau froide, presser, puis assaisonner d’huile de sésame, d’ail, de sauce soja et de graines de sésame.
  • Oi muchim : Mélanger des concombres finement tranchés avec sel, piment coréen en poudre, ail, vinaigre de riz et une pincée de sucre pour une touche acidulée et pimentée.
  • Kimchi maison rapide : Masser du chou chinois en lanières avec du sel, laisser dégorger, puis assaisonner de gochugaru, ail, gingembre, poisson fermenté (facultatif) et quelques carottes râpées. Laisser débuter la fermentation à température ambiante, puis conserver au frais.
  • Kimchi jeon express : Mélanger du kimchi haché avec sa marinade et une pâte légère (farine + œuf), puis faire dorer à la poêle en galettes. À tremper dans une sauce soja vinaigrée !

Pour un effet “table coréenne”, pensez à proposer 3 ou 4 banchans maison autour d’un bol de riz vapeur et d’un plat principal, et à varier textures (croquant, fondant, piquant, doux).


Mais rien ne remplacera la surprise de découvrir les banchans du chef chez Comptoir Coréen, travaillés avec des légumes locaux et servis dans la plus pure tradition conviviale.

Les sauces et marinades phares du banchan coréen

Les saveurs uniques des banchan coréens doivent beaucoup à des assaisonnements emblématiques : la sauce soja (ganjang), l’huile de sésame grillé, les flocons de piment coréen (gochugaru), la pâte de piment fermenté (gochujang) et la pâte de soja fermentée (doenjang).
Pour rehausser vos créations maison ou apprécier notre sélection au Comptoir Coréen, testez l’association : sauce soja + ail râpé + ciboule + vinaigre de riz + graines de sésame pour accompagner jeon et légumes, ou un filet d’huile de sésame sur les namul.

L’expérience banchan : la signature Comptoir Coréen

Chez Comptoir Coréen, des banchans (souvent des pickles acidulés) sont servis avec les plats accompagnés de riz. On peut également choisir notre kmichi fermenté sur place, le japchae aux légumes du marché ou les galettes de saison.

L’astuce du chef : le trio gagnant à chaque bouchée

Pour révéler toutes les saveurs du repas coréen, composez chaque bouchée : un peu de riz, un fragment de jeon (galette) croustillant, une pincée de namul et une touche de kimchi bien relevé.
L’harmonie des textures et la complexité vibrante des assaisonnements vous offrent l’expérience la plus authentique de la table coréenne, sans jamais sombrer dans la monotonie.

Questions fréquentes sur les banchan coréens

Les banchan sont-ils tous épicés ?

Non : certaines préparations, comme les namul, sont douces ; d’autres, comme le kimchi fermenté, peuvent être relevées. Il existe des banchan pour tous les goûts, y compris végétariens ou sans piment.

Le banchan est-il un plat unique ?

Absolument pas : c’est un ensemble de petits plats d’accompagnement, composant la diversité et le plaisir du repas coréen.

Peut-on trouver des banchan à emporter ?

Oui, la plupart des restaurants spécialisés, dont Comptoir Coréen, proposent une sélection de banchan à emporter pour prolonger l’expérience chez soi.

Est-ce que les banchan évoluent ?

Toujours : selon la saison, la région ou l’inspiration du chef, ils varient et se réinventent, d’où le plaisir de les redécouvrir à chaque repas.

À découvrir aussi sur la cuisine coréenne

Banchan coréen : le goût du partage, la promesse d’un voyage

Véritables bijoux de la cuisine coréenne, les banchans coréens racontent mieux que tous les discours la générosité, la diversité et l’équilibre des saveurs venus de Corée. Chez Comptoir Coréen, nous transmettons chaque jour ce patrimoine gourmand, à la maison comme à la table du restaurant. Il ne vous reste qu’à pousser la porte… et à découvrir quel banchan vous fera vibrer !

Vous aimerez